Où surfer en colombie : les meilleurs spots

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Chercher où surfer en Colombie, c’est ouvrir une carte remplie de possibilités entre Pacifique sauvage et mer des Caraïbes turquoise. Le pays aligne plus de 2 600 km de côtes, une eau chaude toute l’année (en moyenne 25 à 28 °C) et des vagues qui restent, pour l’instant, largement sous les radars par rapport au Costa Rica ou au Pérou. Pour vous, cela veut dire : line-ups peu peuplés, prix encore raisonnables et rencontres authentiques dans des villages qui vivent encore au rythme de la pêche. La question n’est plus de savoir si la Colombie vaut le coup pour un surf trip, mais plutôt quels spots choisir selon votre niveau, la saison et votre style de glisse.

Carte des spots de surf en colombie : panorama des côtes pacifique et caraïbe

La carte des spots de surf en Colombie se découpe en deux grands univers : la côte Pacifique et la côte Caraïbe. Sur le Pacifique, entre le Valle del Cauca et le Chocó, la jungle rejoint directement l’océan. Les spots comme Nuquí, Termales, El Valle, Bahía Solano ou encore Juanchaco et Ladrilleros reçoivent des houles de longue période venant du sud-ouest, de la même “machine à vagues” qui alimente les points du Pérou. Certaines séries y dépassent régulièrement les 2,5 à 3 m pendant la saison des houles, de quoi satisfaire les surfeurs avancés en quête de puissance.

Sur la mer des Caraïbes, l’ambiance change complètement. La côte nord reçoit des houles générées par les dépressions de l’Atlantique Nord, surtout de décembre à mars. Entre Cartagena, Barranquilla, Puerto Colombia, Santa Marta, Taganga, Palomino, Cabo de la Vela ou encore les îles de San Andrés et Providencia, les vagues sont plus saisonnières, très sensibles au vent, mais idéales pour mixer surf, kitesurf, plongée et vie nocturne. L’ensemble crée un terrain de jeu varié où vous pouvez construire un itinéraire combinant reefbreaks tropicaux, beachbreaks creux et sessions d’initiation.

Pour avoir une vision synthétique des principaux spots où surfer en Colombie, la table suivante aide à comparer régions, niveaux et type de vagues :

Spot Côte Type de vagues Niveau conseillé Période optimale
Nuquí / Termales Pacifique (Chocó) Beachbreak + point/reef Intermédiaire à expert Avril à octobre
El Valle / Playa Almejal Pacifique (Chocó) Beachbreak creux Débutant encadré à expert Avril à novembre
Cartagena (Boquilla) Caraïbe Beachbreak venté Débutant à intermédiaire Décembre à mars
Pradomar / Bocas de Ceniza Caraïbe (Atlantique) Jetée + beachbreak puissant Intermédiaire à expert Décembre à mars, juin à septembre
Tayrona / Mendihuaca Caraïbe (Magdalena) Beachbreak puissant Intermédiaire à expert Décembre à mars

Niveau, saisonnalité et types de vagues : bien choisir son spot de surf en colombie

Choisir le bon spot de surf en Colombie suppose d’aligner trois paramètres : votre niveau réel, la saison et la nature des vagues. La Colombie n’est pas un “surf park” homogène. Certains beachbreaks comme Playa Almejal ou Playa Blanca à Cartagena restent indulgents pour les débutants, alors que des zones comme Bocas de Ceniza, Mendihuaca ou certains reefs de San Andrés deviennent dangereux dès que la houle dépasse les 1,5 m. Dans les statistiques de sécurité locales, les accidents les plus fréquents concernent les surfeurs débutants qui surestiment leurs capacités ou sous-estiment les courants.

La saisonnalité joue un rôle déterminant. Sur le Pacifique, la meilleure fenêtre de houle s’étend généralement d’avril à novembre, avec un pic entre mai et août lorsque les houles de sud-ouest sont les plus régulières. Sur la côte Caraïbe, les vagues les plus consistantes arrivent de décembre à mars et lors d’une seconde fenêtre autour de juin-septembre. D’après plusieurs relevés de surf forecast, ces périodes concentrent plus de 70 % des journées avec des vagues supérieures à 1 m aux principaux spots. En dehors de ces créneaux, vous trouverez davantage de sessions pour longboard, funboard ou foil.

Le type de vagues influence aussi votre “quiver” et votre style de surf. Les beachbreaks colombiens alternent bancs de sable mobiles, shorebreaks rapides et longues droites plus lisses. Les reefs de San Andrés ou Providencia, eux, exigent plus de précision et une expérience des vagues sur fond corallien, souvent tranchant. Dans les deux cas, un bon niveau de lecture de plan d’eau reste essentiel : comprendre les rips, repérer les canaux de retour et analyser la houle avant de se jeter à l’eau fait partie des réflexes indispensables si vous ne voulez pas transformer un surf trip en galère logistique ou médicale.

Surf sur la côte pacifique colombienne : nuquí, termales et el valle

Nuquí (chocó) : beachbreaks puissants, houle longue période et accès en lancha

Nuquí est souvent décrit comme le cœur du surf sur la côte pacifique colombienne. Ce bourg isolé du Chocó n’est accessible que par avion (depuis Medellín ou Quibdó) ou par bateau au départ de Bahía Solano ou Buenaventura. Une fois sur place, vous découvrez une mosaïque de beachbreaks orientés différemment, exposés aux longues houles de sud-ouest qui parcourent parfois plus de 5 000 km depuis le Pacifique Sud. Cette configuration explique la puissance et la régularité des vagues entre avril et octobre, quand la période dépasse fréquemment les 14-16 secondes.

Autour de Nuquí, des plages comme Pico de Loro, Juan Tornillo ou El Chorro proposent des droites et gauches rapides, souvent tubulaires, qui attirent les surfeurs confirmés colombiens et quelques étrangers avertis. Plusieurs compétitions nationales et latino-américaines se sont déjà tenues à Pico de Loro, preuve du potentiel du secteur. Vous, en tant que surfeur intermédiaire ou avancé, trouverez de quoi travailler take-off tardif, bottom turn engagé et manœuvres radicales, à condition de respecter les courants et la puissance de la houle longue période.

Playa guachalito et termales : pointbreaks, take-off doux et line-up peu fréquenté

Plus au sud de Nuquí, Playa Guachalito et le village de Termales représentent un contraste intéressant. Ici, les plages de sable sombre alternent avec des rochers qui créent des pointbreaks plus organisés, offrant des take-off plus doux et des murs de vagues plus longs. Pour un surfeur intermédiaire cherchant à progresser dans les virages, les cutbacks et la gestion de la ligne, c’est un terrain d’entraînement idéal. L’avantage majeur reste la faible fréquentation : en dehors de quelques campements surf, vous partagez souvent le line-up avec moins de dix personnes.

À Termales, l’atmosphère est encore plus déconnectée. L’accès se fait par lancha depuis Nuquí, puis à pied le long de la plage. Sur place, quelques écolos-surfcamps et des habitants comme les instructeurs locaux organisent des cours, la location de planches et des sorties vers d’autres spots comme Terquito. Entre deux sessions, les sources chaudes naturelles situées à quelques minutes de la plage ajoutent une dimension de bien-être assez unique dans un surf trip. Les bancs de sable, eux, nécessitent une observation attentive, car ils évoluent rapidement au fil des marées et des crues de rivière.

El valle et playa almejal : vagues creuses, courants latéraux et baïnes à surveiller

Plus au nord, El Valle et Playa Almejal, accessibles depuis Bahía Solano en moto-taxi, offrent un combo nature sauvage + beachbreak puissant qui marque durablement les surfeurs de passage. Playa Almejal, en particulier, se distingue par ses bancs de sable bien formés, capables de produire des vagues creuses jusqu’à 2 m avec des sections tubulaires lors des bonnes houles. Pourtant, le spot reste étonnamment adapté aux débutants lorsque la houle est plus petite, à condition d’être encadré par un moniteur connaissant bien les courants.

L’un des points clés ici concerne la sécurité. Les courants latéraux et les baïnes peuvent surprendre. Certains jours, la dérive peut dépasser 1 km/h, ce qui représente un effort considérable si vous êtes débutant ou mal conditionné physiquement. Une observation préalable depuis la plage, 10 à 15 minutes minimum, permet de repérer les canaux de retour et les zones d’impact. Comme souvent sur le Pacifique colombien, la densité de surfeurs reste faible, ce qui implique aussi moins de secours spontanés en cas de problème : votre autonomie et votre lucidité priment.

Saison des houles de sud-ouest sur le pacifique : lecture des swell charts et fenêtres météo

Sur la côte pacifique colombienne, la clé pour optimiser votre surf trip tient dans la lecture des swell charts. Les houles proviennent majoritairement de dépressions situées au large du Chili et du Pérou. Lorsqu’un puissant système de basses pressions se forme dans le Pacifique Sud, la houle met généralement entre 3 et 5 jours pour atteindre le Chocó. En pratique, un surfeur préparé suit donc les modèles (Windy, Magicseaweed, Surfline, etc.) afin d’anticiper les picks de taille, mais aussi de période.

La saison des pluies, qui coïncide largement avec la saison des houles (avril-novembre), implique aussi des contraintes météo : averses fréquentes, parfois orages tropicaux, et visibilité réduite. Pourtant, la température de l’eau reste agréable et la pluie n’affecte pas la qualité des vagues, sauf en cas de crues qui chargent le line-up en débris. Un bon conseil consiste à viser les “fenêtres météo” entre deux épisodes de forte pluie, souvent en matinée, quand le vent est plus faible et le plan d’eau plus propre.

Logistique surf à nuquí : campements surf, pirogues, transfert matériel et contraintes d’isolement

Le surf sur la côte pacifique colombienne oblige à anticiper la logistique. Nuquí, Termales, El Valle ou Terquito restent des zones isolées, sans route d’accès. Votre planche voyage souvent en petit avion puis en pirogue ou en lancha. Concrètement, mieux vaut prévoir un boardbag robuste, un jeu de dérives de rechange, deux leashs, de la wax adaptée aux eaux tropicales et, si possible, un kit de réparation. Sur place, la location de matériel existe, mais la qualité et le choix restent variables selon les saisons et la fréquentation.

Les campements surf et petites guesthouses gérés par des familles locales constituent la base de votre organisation : pension complète, transferts en pirogue vers les spots, parfois cours ou coaching. L’isolement implique aussi une autre réalité : connexion limitée, soins médicaux de base seulement, et ravitaillement dépendant des bateaux de marchandises. Cette contrainte fait partie du charme, mais suppose que vous arriviez avec une trousse de premiers secours, une réserve de crème solaire résistante à l’eau et tout ce qui vous semble indispensable pour plusieurs jours loin des grandes villes.

Meilleurs spots de surf sur la côte caraïbe : cartagena, barranquilla et santa marta

Cartagena (playa marbella, la boquilla) : beachbreak urbain, vent onshore et sessions de vent-surf

Autour de Cartagena, la carte du surf s’articule surtout autour de Playa Marbella et de La Boquilla. Ces beachbreaks urbains reçoivent les houles de nord-est en hiver, mais restent très exposés au vent onshore. Pour vous, cela signifie un plan d’eau souvent clapoteux, particulièrement l’après-midi lorsque le vent thermique se renforce. Le matin tôt, en revanche, la configuration peut offrir de belles petites vagues entre 0,5 et 1,2 m, parfaites pour l’initiation, le longboard ou le surf en planche soft-top.

La Boquilla abrite aussi une scène de kitesurf dynamique car le vent y souffle régulièrement de décembre à mars, avec des statistiques de 15 à 25 nœuds plus de 70 % des jours à cette période. Si vous aimez alterner vagues et vent-surf, la zone devient un excellent camp de base, d’autant que Cartagena combine architecture coloniale, vie nocturne animée et nombreuses excursions vers les îles del Rosario. Le surf ici reste plus une activité complémentaire qu’un objectif unique, mais peut enrichir un séjour centré sur la découverte culturelle.

Bocas de ceniza (barranquilla) : jetée, courants forts et droites rapides pour surfeurs confirmés

Près de Barranquilla, Bocas de Ceniza et la plage de Pradomar constituent deux références pour les surfeurs colombiens. À Bocas de Ceniza, la confluence du fleuve Magdalena et de la mer des Caraïbes, associée à une longue jetée, crée des vagues rapides, souvent puissantes, qui déroulent le long de la structure. Le spot demande un excellent niveau : courants forts, turbulences liées au fleuve, fond parfois instable et accès délicat. Vous entrez clairement dans une zone “surfeurs confirmés”, où un bon sens marin et une condition physique solide ne sont pas négociables.

Pradomar, plus accessible depuis Barranquilla et Puerto Colombia, propose un beachbreak capable de devenir très sérieux lors des fortes houles de décembre-mars. Certains jours, les séries dépassent les 2 m et les sections fermantes demandent un placement précis. En revanche, lors de conditions plus petites, l’endroit devient une très bonne option de progression pour les surfeurs intermédiaires. L’ambiance, marquée par des bars de plage et des écoles de surf, reste conviviale, avec un mélange de locaux, de voyageurs et d’expatriés.

Taganga et santa marta : spots d’initiation, petites houles et plan d’eau venté

Santa Marta et sa baie, ainsi que le village de Taganga, ne sont pas des destinations de surf de gros calibre, mais offrent un cadre parfait pour débuter le surf en Colombie. Les petites houles qui filtrent dans la baie produisent des vagues douces, largement suffisantes pour une première expérience en mousse ou pour apprendre à se lever sur une planche. Les statistiques montrent qu’entre janvier et mars, la région enregistre fréquemment des jours avec 0,5 à 1 m de houle, idéals pour les écoles locales.

Le vent, en revanche, devient un paramètre central. Les alizés de nord-est se lèvent souvent en fin de matinée, créant un clapot marqué. Pour maximiser vos chances de trouver un plan d’eau propre, mieux vaut viser les créneaux tôt le matin ou en fin de journée, lorsque le vent retombe. Taganga, connue pour la plongée, permet aussi de combiner surf d’initiation, sorties snorkeling et vie de village balnéaire, avec des prix généralement plus bas que dans le centre historique de Santa Marta.

Fenêtre de houle hivernale sur la mer des caraïbes : dépressions atlantiques et orientation nord-est

Pourquoi la meilleure période pour surfer la côte caraïbe colombienne se situe-t-elle entre décembre et mars ? La réponse tient dans la dynamique des dépressions de l’Atlantique Nord. Lorsque de puissants systèmes se forment au large de la côte Est américaine ou dans le nord de l’Atlantique, ils génèrent des houles de secteur nord à nord-est qui descendent le long de la mer des Caraïbes. Les spots orientés correctement, comme Pradomar, Playa Salgar, Palomino ou certains reefs de San Andrés, captent alors ces pulsations de houle.

Les données de plusieurs observatoires montrent que sur ces mois d’hiver boréal, plus de 60 % des journées affichent des vagues supérieures à 1 m aux meilleurs spots exposés. En complément, une seconde fenêtre apparaît souvent entre juin et septembre, liée à d’autres systèmes de dépression et à une activité cyclonique accrue. Dans ces périodes, vous pouvez viser des sessions plus consistantes, tout en restant attentif à l’évolution rapide des conditions météo, surtout dans les zones plus isolées comme La Guajira.

Gestion du clapot et du vent thermique sur la côte caraïbe : stratégies de marée et d’horaires

Sur la côte Caraïbe, la gestion du vent et du clapot devient un art en soi. Le scénario récurrent : un léger off-shore ou vent nul au lever du soleil, suivi d’un vent thermique qui se renforce vers la mi-journée et ruine progressivement la qualité des vagues. Pour vous adapter, la première stratégie consiste à caler les sessions principales à l’aube, entre 6 h et 9 h, quand le plan d’eau est encore relativement propre. Beaucoup de surfeurs locaux adoptent ce rythme, quitte à faire une deuxième courte session au coucher du soleil si le vent faiblit.

La marée joue également un rôle important. Sur des beachbreaks comme Marbella ou Pradomar, le rapport entre profondeur, pente de plage et bancs de sable varie drastiquement entre marée basse et marée haute. Observer le spot sur un cycle de marée complet, même en une seule journée, donne des informations précieuses : moments où les vagues commencent à fermer, périodes où le shorebreak devient dangereux, ou créneaux où les sections se déroulent proprement. Une bonne règle : si vous arrivez sur un spot inconnu, prenez au moins 10 minutes pour le regarder avant de vous jeter à l’eau, même si l’enthousiasme pousse à faire l’inverse.

San andrés et providencia : surf tropical sur récif corallien en mer des caraïbes

San Andrés et Providencia, archipel colombien perdu au milieu de la mer des Caraïbes, proposent une expérience de surf très différente du continent. Ici, le décor se compose de récifs coralliens, de lagons bleu turquoise et de passes où la houle vient se briser en vagues parfaitement dessinées. Pour vous, cela signifie des vagues souvent rapides, avec des sections creuses, sur fond de corail parfois peu profond. Le niveau de risque augmente en cas de chute mal contrôlée, mais la qualité de glisse, elle, peut être exceptionnelle lorsque les conditions s’alignent.

Les statistiques montrent que l’archipel reçoit ses meilleures houles entre décembre et mars, comme le reste de la côte caraïbe, avec une taille moyenne de 1 à 2 m sur les jours “surfables”. Le vent y est parfois soutenu, ce qui favorise aussi le kitesurf et le wingfoil. Pour un surfeur intermédiaire ou avancé, un séjour à San Andrés permet d’explorer plusieurs types de vagues : petites droites ludiques sur reef, pics plus sérieux avec sections tubulaires, voire spots plus secrets accessibles en bateau. Le respect de l’environnement corallien, fragile, reste fondamental : éviter de marcher sur les coraux, utiliser une crème solaire minérale non nocive et suivre les consignes des guides locaux.

Parc national tayrona et environs : spots confidentiels, réglementation et environnement protégé

Le parc national Tayrona, près de Santa Marta, est connu pour ses randonnées et ses plages de carte postale, mais il abrite aussi plusieurs spots de surf encore relativement confidentiels. Mendihuaca, Buritaca, Los Naranjos, Los Ángeles ou encore Casa Grande alignent des beachbreaks puissants alimentés par les houles de nord-est. Mendihuaca, par exemple, reçoit en plus le débit de la rivière du même nom, qui façonne des bancs de sable atypiques et peut générer des vagues rapides, parfaites pour les surfeurs intermédiaires à avancés qui veulent travailler leurs manœuvres dans de l’eau chaude.

La zone est néanmoins soumise à une réglementation stricte, en particulier à l’intérieur du parc Tayrona. Certains secteurs ferment plusieurs semaines par an pour permettre à la nature de se régénérer et pour respecter les traditions des communautés indigènes locales. Avant de planifier un surf trip axé Tayrona, mieux vaut vérifier les périodes de fermeture et les règles d’accès aux plages. Sur place, l’infrastructure de surf reste limitée mais se développe : quelques écoles louent des planches et proposent des cours, notamment autour de Los Naranjos et Mendihuaca, souvent avec des moniteurs parlant anglais, espagnol et parfois allemand.

Dans ce contexte, adopter une démarche de surf durable devient essentiel. Ramasser ses déchets, limiter l’usage de plastique, respecter les consignes des gardes du parc et des communautés indigènes fait partie du jeu. Le parc n’est pas seulement un décor : c’est un écosystème fragile, avec mangroves, récifs, forêts tropicales et une faune riche, des singes hurleurs aux tortues marines. En choisissant des opérateurs locaux engagés dans la préservation de l’environnement, vous contribuez directement au maintien de ces paysages qui rendent l’expérience du surf en Colombie si particulière.

Matériel, sécurité et écoles de surf en colombie : quiver adapté, rips et encadrement local

Un surf trip en Colombie se prépare comme une petite expédition, surtout si vous comptez explorer la côte pacifique. Pour le matériel, un quiver polyvalent reste la meilleure option : une planche principale entre 5’10 et 6’4 selon votre gabarit, plutôt typée shortboard ou hybrid pour encaisser les vagues puissantes du Pacifique, complétée éventuellement par un fish ou un longboard pour les petites houles caraïbes. L’eau étant chaude toute l’année, un simple lycra manches longues, un boardshort ou un maillot suffisent dans la plupart des situations, mais un shorty peut être utile en cas de pluie prolongée ou de session ventée.

Côté sécurité, plusieurs défis méritent une attention particulière : les rips puissants du Pacifique, les baïnes créées par les marées, les fonds coralliens de San Andrés, et l’isolement de nombreux spots. Un bon niveau de nage, une compréhension des courants et la capacité à garder son calme sous pression deviennent vos principaux alliés. En cas de doute, faire appel à une école de surf locale pour les premières sessions sur un spot inconnu est une décision judicieuse. Les moniteurs connaissent les spécificités du lieu, les marées, les zones à éviter et peuvent adapter la planche à votre niveau réel.

Les écoles de surf se concentrent surtout autour des pôles touristiques : Cartagena (La Boquilla), Santa Marta et Tayrona (Mendihuaca, Los Naranjos), Puerto Colombia/Pradomar, mais aussi sur le Pacifique à Nuquí, Termales, El Valle, Ladrilleros ou Juanchaco. La qualité de l’enseignement varie, mais la majorité des structures sérieuses proposent un encadrement en petits groupes, avec briefing sécurité, échauffement et correction personnalisée. En choisissant ces écoles, vous gagnez du temps dans votre progression et limitez les risques liés à la découverte d’un environnement tropical parfois déroutant.

Enfin, quelques conseils pratiques peuvent transformer votre surf en Colombie en expérience fluide plutôt qu’en succession d’imprévus : prévoir une assurance voyage incluant les sports de glisse, transporter une copie physique et numérique de vos documents, garder un peu de cash pour les villages sans distributeur, et apprendre quelques mots d’espagnol pour échanger avec les pêcheurs et les habitants. Les discussions sur la plage, avant ou après la session, restent souvent le meilleur moyen de découvrir un nouveau peak, une mise à l’eau plus sûre ou une astuce pour gérer les courants dans telle ou telle baie.

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